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Chainguard : la start-up qui sécurise les logiciels open source

Chainguard, start-up de Kirkland fondée en 2021, vend des versions sécurisées des logiciels open source et a obtenu 280 millions de dollars en octobre 2025.

Max Martinel··4 min de lecture
Chainguard : la start-up qui sécurise les logiciels open source

Chainguard, start-up fondée en 2021 et installée à Kirkland, dans l'État de Washington, fournit aux développeurs des versions sécurisées et reconstruites chaque jour des logiciels libres qu'ils utilisent. En octobre 2025, elle a obtenu 280 millions de dollars du Customer Value Fund de General Catalyst, portant ses financements à près de 900 millions, selon SecurityWeek.

Carte d'identité

SiègeKirkland, Washington
Création2021
FondateursDan Lorenc (cofondateur et directeur général), avec d'autres associés
SecteurCybersécurité, chaîne d'approvisionnement logicielle
ProduitImages de conteneurs, bibliothèques et machines virtuelles open source durcies
ClientsB2B : éditeurs de logiciels et grandes entreprises (Anduril, Canva, OpenAI, Snowflake…)
Modèle de revenusAbonnement au catalogue, avec une offre d'essai gratuite limitée
Financement total annoncéPrès de 900 M$ (octobre 2025)
Dernier tour280 M$ de financement de croissance, octobre 2025, General Catalyst (Customer Value Fund)
Indicateurs publics40 M$ d'ARR sur l'exercice 2025, plus de 150 clients (avril 2025, chiffre ancien) ; plus de 2 200 projets au catalogue (mars 2026)
Sitechainguard.dev

Ce que fait Chainguard

Presque toutes les applications modernes reposent sur des briques open source empaquetées dans des « conteneurs ». Ces briques contiennent souvent des failles connues que les équipes doivent corriger à la main. Chainguard reconstruit ces composants à partir du code source, en supprime le superflu et les met à jour en continu, pour livrer des images qui affichent zéro vulnérabilité connue au moment de leur publication.

Son catalogue a plus que doublé en un an et couvrait en mars 2026 plus de 2 200 projets open source, avec 400 000 versions d'images par architecture, d'après le communiqué de l'entreprise. L'offre s'étend aux bibliothèques de langages de programmation et aux images de machines virtuelles, et elle est disponible sur les places de marché d'AWS, de Microsoft Azure et de Google Cloud, selon SiliconANGLE.

Pourquoi ça fonctionne

  • Une croissance forte du revenu, déjà ancienne mais nette : l'ARR a été multiplié par sept, à 40 M$, sur l'exercice 2025, avec plus de 150 clients et un objectif de 100 M$ à la fin de l'exercice 2026, selon FinTech Global (avril 2025). L'atteinte de cet objectif n'a pas été confirmée publiquement par l'entreprise.
  • Deux financements majeurs en six mois : une série D de 356 M$ en avril 2025 à 3,5 Md$ de valorisation, menée par Kleiner Perkins et IVP, puis 280 M$ de General Catalyst en octobre 2025.
  • Des clients de référence : Anduril, Canva, Fortinet, Hewlett Packard Enterprise, OpenAI, Snap et Snowflake sont cités dans un communiqué du 17 mars 2026.

Son business model

Chainguard vend des abonnements à son catalogue : l'entreprise cliente paie pour accéder aux images sécurisées et à leurs mises à jour continues. Depuis mars 2026, une offre gratuite, Catalog Starter, donne accès à cinq images au choix pour attirer les développeurs avant la vente à leur employeur.

Le financement d'octobre 2025 a une particularité : il ne s'agit pas d'un tour classique mené par un fonds de capital-risque, mais d'un apport du Customer Value Fund de General Catalyst, destiné aux efforts commerciaux de l'entreprise, d'après SecurityWeek.

Ce qui protège le modèle : l'infrastructure de reconstruction quotidienne de milliers de projets, difficile à répliquer, et la confiance des équipes de sécurité, qui changent rarement de fournisseur. La fragilité : le marché attire des concurrents, y compris les grands fournisseurs de cloud.

Ce qu'un entrepreneur français peut en retenir

  1. L'open source gratuit crée un marché payant de la confiance. Les entreprises paient pour ne pas avoir à vérifier elles-mêmes ce qu'elles utilisent gratuitement.
  2. La réglementation est un accélérateur. Les obligations de sécurité logicielle, comme le Cyber Resilience Act européen, rendent ce type d'offre plus nécessaire.
  3. Financer la croissance commerciale autrement : des véhicules dédiés aux dépenses de vente existent pour les entreprises dont le revenu récurrent est prévisible.
  4. Pour d'autres modèles d'infrastructure logicielle, voir la fiche de Railway et la rubrique Inspiration américaine.

Sources

Photo d'illustration : RodDIYguy sur Pixabay.

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#Chainguard#cybersécurité#open source#startup américaine#Washington#B2B#conteneurs

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