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ShopMy : la plateforme new-yorkaise qui fait vendre les créateurs

ShopMy, start-up new-yorkaise, relie marques premium et créateurs de contenu et touche une part des ventes. Valorisée 1,5 milliard de dollars en 2025.

Max Martinel··4 min de lecture
ShopMy : la plateforme new-yorkaise qui fait vendre les créateurs

ShopMy relie les marques haut de gamme aux créateurs de contenu qui recommandent leurs produits, et se rémunère sur les ventes qu'ils génèrent. La plateforme new-yorkaise revendique plus d'un milliard de dollars de ventes annuelles et a levé 70 millions de dollars à 1,5 milliard de valorisation en octobre 2025, selon Pulse 2.0.

Carte d'identité

SiègeNew York, État de New York
Création2020
FondateursHarry Rein (CEO), Tiffany Lopinsky (présidente), Chris Tinsley (directeur du développement)
SecteurCommerce, marketing d'influence
ProduitPlateforme qui met en relation marques, prescripteurs et acheteurs autour de sélections de produits
ClientsB2B (marques) et B2C (créateurs et acheteurs)
Modèle de revenusAbonnements des marques et commissions sur les ventes (barème non public)
Financement total annoncéNon communiqué
Dernier tourSérie C, 70 M$, 22 octobre 2025, menée par Avenir
Indicateurs publicsPlus de 1 Md$ de ventes annuelles sur la plateforme, plus de 185 000 prescripteurs, plus de 1 200 marques (octobre 2025)
Siteshopmy.us

Ce que fait ShopMy

Le nom d'origine, Shop My Shelf, dit l'essentiel : « achetez ce qu'il y a sur mon étagère ». Des créatrices beauté, des stylistes ou des passionnés de décoration composent des sélections de produits qu'ils utilisent vraiment. Quand un abonné achète via leur lien, la marque verse une commission. ShopMy fournit les outils de part et d'autre : vitrines et liens pour les créateurs, recherche de profils, envoi de produits, campagnes et statistiques pour les marques.

Depuis août 2025, la plateforme s'adresse aussi directement aux acheteurs avec « Circles », des fils de recommandations personnalisés tenus par des prescripteurs de confiance. Plus de 30 000 Circles avaient été créés à l'automne 2025, selon Pulse 2.0. L'entreprise revendique une curation humaine, par opposition aux recommandations purement algorithmiques des grandes plateformes.

Pourquoi ça fonctionne

  • Une licorne en cinq ans. La série C d'octobre 2025, menée par Avenir avec Bain Capital Ventures, Bessemer Venture Partners et Menlo Ventures, valorise ShopMy 1,5 Md$, selon Pulse 2.0 et le communiqué de l'entreprise. L'effectif dépassait alors 140 personnes.
  • Rentable et en forte croissance. L'entreprise annonce un chiffre d'affaires en hausse de 200 % sur un an et une rentabilité continue depuis 2024. Le montant du chiffre d'affaires n'est pas publié.
  • Des marques de premier plan. Rhode, Gucci, West Elm ou Net-a-Porter figurent parmi les partenaires cités par l'entreprise.
  • Des prescripteurs au capital. Sofia Richie ou Aimee Song ont investi aux côtés des fonds, ce qui renforce l'image de la plateforme auprès des créateurs.

Son business model

ShopMy a deux sources de revenus. Les marques paient un abonnement pour accéder aux outils de recherche de créateurs, d'envoi de produits et de pilotage de campagnes. La plateforme prélève aussi une part des commissions versées sur les ventes générées. Les barèmes détaillés ne sont pas publiés sur son site : nous ne citons donc pas de montant.

L'acquisition repose sur un effet de réseau classique des places de marché. Plus il y a de prescripteurs de qualité, plus les marques viennent ; plus il y a de marques, plus les créateurs trouvent leur intérêt à s'y inscrire. La sélection des profils, présentés comme « vérifiés », sert à rassurer les marques premium, réticentes à confier leur image à n'importe quel influenceur.

Sa fragilité : la dépendance aux créateurs, qui peuvent comparer les commissions d'une plateforme à l'autre, et la concurrence des réseaux sociaux eux-mêmes, qui développent leurs propres boutiques.

Ce qu'un entrepreneur français peut en retenir

  1. Faire payer les deux côtés. Abonnement côté marques, commission côté ventes : le modèle reste rentable même quand le volume fluctue.
  2. Se spécialiser sur le haut de gamme. Les marques premium paient plus cher une curation qui protège leur image.
  3. Faire des utilisateurs des actionnaires. Associer des créateurs connus au capital crédibilise la plateforme.
  4. Un modèle voisin des places de marché de créateurs. Notre analyse du business model de Whop montre une autre façon de monétiser l'économie des créateurs.

D'autres réussites américaines sont présentées dans la rubrique Inspiration américaine.

Sources

Photo d'illustration : StockSnap sur Pixabay.

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#ShopMy#e-commerce#startup américaine#New York#créateurs de contenu#place de marché

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